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Réflexions nominatives

Par montevideo - 05-05-2012 15:39:05 - 2 commentaires

Réflexions nominatives (05-05-2012)

Ce qui me plait dans la CAP, c’est aussi le « temps de cerveau disponible » quand on court.

Quand on ne souffre pas trop, on a le temps pour penser à tout et n’importe quoi, en vrac : le boulot, la famille, les courses celles pour la bouche pas pour les pieds et d’autres choses comme ce matin : le nom des courses.

Alors profitant d’une énième lecture de ma liste de chevet préférée : le calendrier officiel des courses hors stade des Bouches du Rhône 2012 (pour les pros le calendrier CHSBDR2012), je m’essaye à faire une liste par catégorie (le classement et la catégorisation est une de mes activités inavouables préférées, déformation professionnelle sans doute), liste non exhaustive vu qu’il y a pas loin de 150 courses inscrites au calendrier, mais à compléter à l’envi.

Je signale tout de suite que certaines courses peuvent parfaitement aller dans l’une et l’autre des catégories que j’ai « inventées » selon des choix qui me sont purement personnels et donc sujets à discussion voire contestation …

Je commence par les « banales », la catégorie la plus simple, les noms sans grande imagination à savoir les courses dénommées simplement avec le couple distance + nom de la ville, du village, du quartier ou lieu-dit voire du terroir géographique, catégorie dans laquelle on peut placer les courses en ligne qui portent le nom des points de départ et d’arrivée.

Dans cette catégorie assez fournie notamment : les 10 kms du Puy-Ste-Réparade, Marseille Marathon, Marseille-Cassis (devenue d’ailleurs les 20 kms Marseille-Cassis), Martigues-Carro, les 10 kms de Château-Gombert, les 15 kms de Gignac le semi du Pays d’Aix (plus terroir cette appellation Pays).

Mais aussi les distances moins classiques : Les 12 kms de la Cadenière (Lançon).

A noter que la distance est rarement mise en avant dans le nom de la course quand il n’est pas « classique ».

A noter encore dans cette catégorie : les appellations très précises : les 10,1 kms d’Arles ou la 10 kms en boucle de 1 km (Marseille)

Je classerai aussi ici les « Trails » qui n’échappent pas à cette neutralité descriptive : Trail de la Sainte-Baume, (Petit) Trail du Canton Vert, Trail de Glanum, Trail de la Sainte-Victoire, Trail des 6 Collines, Trail de Mimet …

Autre catégorie, proche de la première qui décline le nom de la localité où se déroule la course, catégorie que j’appellerai les « géographiques féminisées ».

Dans cette catégorie, la Fuvelaine (Fuveau), l’Eguillénne (Eguilles).

A noter aussi, les véritables « féminines », courses réservées aux seules filles qui ont tendance à se développer (vive l’égalité des sexes !) : la Lançonnaise (Lançon), l’Aixoise (Aix), la Cabraisiènne (Cabriès), La Marseillaise des Femmes.

La catégorie suivante indique souvent comme les deux premières un lieu géographique mais ajoute une précision « technique » pour les connaisseurs, même si ce sont des appellations non contrôlées qui veulent tout dire et ne rien dire, j’appellerai cette catégorie les « techniques ».

Dans cette catégorie, j’inclus tout d’abord les simples « Courses » voire « Course Nature » : Pichauris, Saint-Antoine (Meyreuil), des Embruns (Sausset les Pins), Plan d’Orgon et ensuite :

- les « Boucles » : Gardanne, Valtréde, Bouc-Bel-Air.

- les « Corridas » : Trets, Vieux-Port,

- les « Tours » ou « Tours Pédestres » : Roucas Blanc, Carnoux, Lambesc, Puyloubier.

- les « Cross » (qui n’en sont pas d’ailleurs) : Septéme, de l’Etoile,

- les « Rondes » : Château-Gombert, Allauch, Saint-Mitre les Remparts, Cornillon,

- les « Foulées » : Venelles, Pelissanne, de la Crau, Verte (Chateaurenard), Saint-Claude (Meyrargues), du Foussa (Rognes).

A noter parfois des plus originales : les « Chemins » : de Sainte Rosalie (La Fare les Oliviers).

Autre catégorie celles avec des noms qui décrivent ce qui vous attend, je les appellerai les « sportives » car il y une idée de mouvement assez présente :

Dans cette catégorie :

- les «  Courir » : Courir autour de la Mairie (Marseille), Courir à Peynier en Avril (Peynier), Courir pour l’Espoir.

- les « Montées » ou « Ascension » : Montée de la Sainte Baume, Montée de la Sainte Anne, L’Ascension de la Montagnette.

- Le Défi de Calendal (Cassis)

- Le Raid Calissane-Virant (Lançon)

A noter, encore dans cette catégorie des courses aux noms plus originaux que l’on peut aussi classer ici : Course de l’Aix s’élance ou A l’assaut du Château (Salon de Provence).

Toujours avec une idée de mouvement : les « touristiques », la Course des Iles (Marseille), l’Escapade d’Ensues que je classe ici pour son côté « voyage, voyage », la Traversée des Alpilles  (Saint Rémy de Provence) ou avec son côté « exploration » : Du Château au Mont Trésor (Charleval).

Autre catégorie : ce sont les « temporelles » faisant référence au moment de la journée ou à la saison.

Dans cette catégorie : la Nocturne de Marseille, les 10 kms Nocturne de Puyricard, la Course du Printemps, La Course féminine de Printemps qui n’est pas la même que la précédente, celle-ci est réservée aux femmes

A noter pas de Matinale à ce jour.

Encore une catégorie dont j’aurais du parler avant : les « caritatives ».

Dans cette catégorie : la Course du Cœur (Aix), Cross du Lion des Alpilles (Eyguières), Couse de l’Intégration, Courir pour l’Espoir ou Nocturne de Marseille déjà citées.

Dans le même ordre d’idée, la catégorie des « hommages » : Souvenir Jean Moulin ou Souvenir Laurens Deleuil.

A l’opposé, la catégorie des « commerciales » ou « sponsorisées » qui se passent d’explications en lisant la liste etqui ne sont pas si nombreuses au final.

Dans cette catégorie : les 10kms de la Provence, les 10 kms du Conseil Général 13, les Foulées de Kalenji, Course Cap Nature (ou encore mais c’est dans le Vaucluse : les 10 kms Auchan-Le Pontet).

Les « mathématiques et géométriques» : la 10 kms en boucle de 1 km (Marseille), la 3.2.1 (Les Pennes Mirabeau) et Le Triangle (?) des Bannes.

Les « naturelles » misant sur la Nature, la verdure ou la mer : La Course Nature Pichauris, la Foulée Verte, la Foulée des Embruns, ou plus rigolotes Le Bol d’Air Barbenais.

Les dernières catégories font plus appel à l’originalité et démontre qu’imagination voire humour et course à pied peuvent faire bon ménage.

Les « terroirs » faisant appel à une activité ou un particularisme local.

Dans cette catégorie : on peut classer les « provençales » :

- Inévitable : la Trilogie de Pagnol (Aubagne)

- les Collines du Berger (Coudoux) avec un double particularisme : les « Collines » terme finalement peu employé et le pastoralisme,

- les Drailles de la Galinette (un trail),

- la Draille de Mourre Poussiou (Fos sur Mer),

- Relais de la Mer à la Bonne Mère (Marseille),

- La Draio GemoAubagnaise,

-          La Cabro d’Or (Cabriès).

Mais aussi les « agricoles » :

- La Course des Vendages (Puyricard),

-La Ronde des Vignes (Roquefort)

- Le Tour de l’Olivier (Istres),

-La Ronde des Oliviers (Mouries).

Moins agricole et plus industriel mais terroir quand même : la Ronde des Mineurs (Gréasque)

Les « humoristiques », attention aux jeux de mots :

- la Course d’Aix s’élance (organisée par le Lycée Militaire : que des déconneurs),

-Trail du Roq-Vert de … Roquevaire,

-Les Boucles Bel Air de … Bouc Bel Air

Les « poétiques », voire « les philosophiques » ou simplement les « mignonnes »,

-la Course des Amoureux,

-Courir pour l’Espoir,

-Course Jean Moulin, Chemin de la Liberté (Eygalière)

-Raid au Claire de Lune (Pélissanne)

-La Colombe d’Aubagne,

-Le Petit Loriot (Auriol),

-La Ronde des Matous.

J’ai sans doute été arbitraire dans mes choix et surement pas exhaustif.

J’ai fait certaines, pas mal, de ces courses mais je m’aperçois que j’ai oublié celle qui se déroule sur les chemins d’enfance que « la Roquefavour » à Ventabren et que n’ayant pas limité mon champ d’exaction sportif aux Bouches du Rhône je ferai une nouvelle liste pour les courses de la Provence en général avec quelques perles à venir comme dans le Vaucluse la Foulée de la Gau Galine (Malemort du Comtat) ou la Farigoulette (Cabrières d’Avignon) ou encore la Belle à Lure mais ce sera pour une autre fois.

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Rando Monts du Beaujolais 2011

Par montevideo - 25-09-2011 12:03:07 - 3 commentaires

Voilà plusieurs années que l’on envisageait avec mon frère, de partir enfin, faire une randonnée sur plusieurs jours.

Nous randonnons régulièrement à la journée voire sur deux jours mais à chaque fois en boucle pour au plus 15 kms.

Nous avons décidé, un peu par hasard, de faire une des « idées rando » proposées par le site internet de la FFRANDO.

Destination : Les Monts du Beaujolais, région que ni l’un ni l’autre ne connaissons sans grande difficulté a priori et suggéré sur 6 jours que nous avons décidé de faire en 5 jours pour deux raisons : la difficulté de trouver des hébergements pour respecter le programme des étapes en jours et également la distance que nous avons trouvé assez courte entre les étapes proposées.

Une randonnée sur plusieurs jours même sans bivouac nécessite une logistique plus poussée que pour une randonnée d’un jour ou deux en boucle.

Premier constat : pas évident de trouver, à l’avance, des hébergements pour chaque étape même si finalement j’arriverai à trouver un toit pour chaque étape (hôtel puis chambre d’hôtes deux soirs et enfin petit chalet dans un camping)

Deuxième constat : on a prévu, par précaution, un sac assez gros et qui au départ sera vraiment trop lourd.

On s’aperçoit rapidement qu’il faut limiter le poids de tout ce que l’on emporte : vêtements, alimentation, popote …

Nous avons sans doute pris des choses dont on aurait pu se passer pour une randonnée finalement assez courte, faites dans de bonnes conditions météo et sans bivouac, mais pour une première on a préféré être à l’aise et en profiter pour faire un essai pour de futures randonnées.

A posteriori, mis à part quelques changes pas utilisées, je pense que l’on avait de quoi tenir pour 7 jours voire plus expérience qui nous sera sans doute utile à l’avenir.

Au final, le seul bémol concerne l’eau puisque que lors des deux plus longues étapes on a été un peu juste. Il n’y avait très peu voire certains jours pas du tout de point de ravitaillement possible en eau lors du parcours en dehors des étapes du matin et du soir.

Nous voilà donc partis en train, mercredi 7 septembre 2011 , de Marseille via Lyon, Mâcon Ville et finalement Mâcon – Loché TGV.

Lors du choix de cette randonnée, je pensais que Mâcon TGV était accessible directement depuis Marseille ce qui n’est pas le cas puisque la ligne fait Paris-Genève.

Nous faisons donc une étape à Lyon puis à Mâcon Ville avant de rejoindre en bus Mâcon Loché TGV, le parcours assez compliqué pris par le bus pour rejoindre le point de départ nous ne fait pas regretter de ne pas avoir fait une fastidieuse pré-étape Mâcon Centre – Mâcon TGV que nous avions un temps envisagé.

Première étape Mâcon Loché TGV – Cenves (Rhône)

Nous commençons notre première étape de la gare TGV vers 11 heures 30 et c’est vrai que les premiers pas dans un parking ne sont pas folichons mais rapidement nous arrivons en vue de Loché où les vendanges sont en cours.




Le parcours du GR76A, qui permet depuis 2010 de relier Macon au plus connu GR7 (l’un des Chemins de Saint Jacques de Compostelle) chemine dans les vignobles avant de commencer à monter sur les Monts du Beaujolais.

Nous profitons de ce paysage de vignobles en sachant que nous allons assez vite le quitter pour un parcours plus forestier (le département du Rhône étant le département le plus forestier de France ce qui de prime abord peut surprendre mais que nous comprendrons facilement au vu des forêts traversées les jours suivants).



Le parcours monte assez rapidement après Loché comme le montrera mon GPS.

Nous faisons une pause déjeuner au Chasselas dans les vignobles réputés du Bourgogne « Saint Véran » puisque nous sommes dans le Beaujolais « noble », il est 13 heures et nous avons fait 6 kms en 1 h 30, la route est encore longue.



Nous ne perdons pas trop de temps car depuis le départ le ciel est couvert et que la pluie est prévue en fin d’après-midi.

Après la pause déjeuner nous croisons des vendangeurs qui viennent vendanger une parcelle alors que depuis le matin nous n’avions vu que des machines et une vendange mécanique.

C’est une constante de la randonnée, a fortiori, quand on randonne sur plusieurs jours et du matin au soir : le randonneur coupé du monde croise des travailleurs (vendangeurs, agriculteurs, forestiers, éleveurs …) ce qui donne encore plus le sentiment d’être en dehors du monde, sur sa propre route.

Nous faisons vers 13 heures la seule erreur de parcours de la randonnée en allant tout droit alors que nous aurions du prendre sur notre droite, la faute moins au balisage qu’à un peu d’inattention, après quelques tergiversations et avoir sortie la carte nous revenons à la dernière marque du GR ( ce qu’il faut toujours faire mais ce qu’on oublie toujours) et nous reprenons notre route.

Le sentier devient plus forestier et monte toujours avec au passage une vue sur la fameuse Roche de Solutré .

Nous arrivons finalement à l’entrée de la Grange du Bois avant de poursuivre vers Cenves.

Le temps de plus en plus menaçant vire à la bruine avant qu’il ne pleuve franchement.

C’est l’occasion de sortir la cape de pluie et de protéger le sac à dos, une grande première pour les méditerranéens que nous sommes qui en 10 ans de randonnée avons du avoir deux ou trois fois pas plus la pluie pendant que l’on marchait.

Finalement, la pluie ne durera pas plus d’une heure ce qui nous confirme que marcher sous la pluie ce n’est pas terrible et qu’il faut vraiment être bien protégé pour ralentir, car je ne pense pas qu’on puisse totalement les éliminer, les conséquences de la pluie sur ce que l’on porte (vêtements et sac à dos).

La pluie s'arrête, on traverse un petit plateau où l'on commence à rencontrer quelques vaches mais pas encore de chèvres alors que le village de Cenves et pourtant réputé pour son fromage de chèvre.



Après une descente éprouvante pour les jambes sur un sentier pentu et encombré de pierres glissantes, nous arrivons au bas de Cenves, une dernière montée raide nous attend parvenir dans le village et trouver sans difficulté notre modeste hôtel vu que c'est le seul du village et qu'il est situé dans la rue principale.



Arrivée à 17 h 15 - Bilan de cette première étape 17,5 kms en 4h21.

Deuxième étape Cenves - Monsols (Rhône)

Départ de bonne heure dès 8 heures pour une première montée agréable dans les châtaigniers.

La première partie du parcours jusqu'au village d'Ouroux est agréable, dans les champs avec une vue assez dégagée.



 

Après une descente, qui confirme que nous marchons sur les hauteurs et que les villages traversés ou les étapes sont dans la plaine.

Nous arrivons à 10 heures à Ouroux alors que la cloche sonne.

Nous faisons quelques courses pour midi dans une minuscule épicerie.



N'ayant pas pris de petit-déjeuner pour partir plus tôt, nous essayons notre réchaud et notre popote pour boire un café et manger quelques gâteaux à la sortie d'Ouroux.

Ce ne sera pas de reste pour surmonter les quelques montées qui nous attendent.

Nous faisons une pause déjeuner au bord d’un chemin près d'un panneau nous indiquant que nous somme au Grand Sapin de Berre, il est 11 heures 47 nous avons fait 12 kms en 2 heures 54.

Le ciel est bleu et que le soleil brille en ayant bien avancé sur notre itinéraire : que du bonheur ! avant de repartir en direction du Col de la Crie.



Arrivés au Col de la Crie, à 13 heures 30 (15kms en 3h35), nous repérons la suite du GR que nous poursuivrons le lendemain et nous descendons, comme chaque jour pour rejoindre notre hébergement, vers Monsols.



Notre chambre d'hôte (le Gite des Humberts) est à l'extérieur du village et les derniers kilomètres, par la route, nous semblent assez long et nous inquiètent un peu car nous pensions qu'il faudra les refaire dans l'autre sens pour retrouver le GR.

Finalement ce ne sera pas le cas, un examen de la carte IGN nous permettra le lendemain d'écourter la remontée vers le GR par un chemin de traverse qui nous mènera au cœur du village en une vingtaine de minutes.

Nous profitons de la quiétude de notre chambre d'hôtes pour nous reposer avant d'apprécier l'accueil impeccable de la propriétaire du gite avec nous prendrons notre diner : au menu spécialités lyonnaises : quenelles et saucisson cuit.

Bilan de cette deuxième étape 20,92 kms en 4h45.

Troisième étape Monsols – Poules les Echarmeaux (Rhône)

Nous partons de bonne heure pour cette étape qui est plus longue que celle de la veille.

Retour sur le GR au Col de la Crie à 8 heures 40 où l’activité forestière est toujours omniprésente.

Le parcours du GR76 contourne le Mont Saint Rigaud (1.062 m), point culminant du Rhône.

Le temps est humide et le sommet du Mont restera tout le long dans une épaisse brume.



Nous rejoindrons le GR7 juste au pied du sommet du Mont après 10 kms de marche en 2h25, nous ne montons pas vers le sommet embrumé puisque notre parcours en fait tout le contournement ou presque.

Après cette longue montée dans un paysage forestier assez brumeux, la descente s’effectue en direction du sud avec un peu plus de soleil dans un premier temps avant que nous nous enfoncions encore dans les bois parfois sombres.

Après une quelques kilomètres dans les bois où nous cherchons en vain un endroit dégagé pour déjeuner, Nous arrivons à la Croix d'Ajoux vers 11 heures 30 (14,23 kms en 3h32).

Nous déjeunons de steak hachés qui nous changent des éternels sandwichs du midi.



C’est l’occasion d’évoquer ces nombreuses croix qui ont jalonnées notre route, le topo-guide nous rappelle que la région est restée très attachée à la religion et que chaque village voire certains particuliers ont souhaité matérialisé leur foi par ces croix.

Ces croix sont anciennes, ou au contraire très récentes (une de 2011), en pierre ou en fer, certaines avec des noms évocateurs (Croix de Fer, Croix de la Moule, Croix du Serment, Croix des Fourches).

Après quelques montées raides, petite pause à proximité du GR pour découvrir la Roche d’Ajoux (il est alors 13 heures – 15,25 kms en 3h58).

Le GR étant essentiellement en forêt, les lieux qui sortent de l’ordinaire sont assez rares, et le cadre des Roches est sympathique, il nous permet d’avoir un large panorama.



Nous poursuivons par une descente pour arriver au Col des Echarmeaux à 14 heures (18,33 kms en 4h47) où le contraste est saisissant entre la quiétude de la forêt que l’on vient à peine de quitter et la circulation routière au col où quatre routes se croisent.

Nous avons fait le plus dur et heureusement parce que la fatigue commence à se faire sentir.

Nous continuons un peu sur le GR, croisant au passage la Vierge dominant le Col, avant de le quitter pour rejoindre Poule les Echarmeaux et notre chambre d’hôtes, la Cime Beaujolaise, dans le village.

Nous suivons un joli chemin en descente balisé de fleurs avant d’atteindre le plan d’eau de Poule les Echarmeaux, réservé à la pèche, qui est un véritable havre de quiétude où seuls quelques canards troublent une pause bien méritée.

Soirée sympathique à la table d’hôtes où nous voyons du monde après notre marche solitaire et un repas reconstituant même s’il ressemble comme un frère à celui de la veille avec pour la deuxième fois menu spécialités lyonnaises : quenelles et saucisson cuit.

 

Bilan de cette troisième étape 22,58 kms en 5h50.

Quatrième étape Poules les Echarmeaux - Cublize (Rhône)

Départ toujours de bonne heure vers 8 heures en prévision de la plus longue étape de notre route dont la longueur m’inquiétait au départ mais que nous abordons bille en tête, étant assez optimistes au vu de notre allure depuis le départ y compris et surtout dans les multiples et raides montées qui font que l’on est toujours plus rapide que les prévisions du topo-guide.

Le GR suit de larges chemins forestiers pas désagréables et un panneau nous rappelle que le chemin est une voie classique et qu’il suit également la ligne de partage des eaux.



 

Le travail forestier se rappelle de temps à autre à notre souvenir.



Pause déjeuner au Col de la Cambuse à midi (17,85 kms en 4h05).


Il ne reste plus grand-chose à faire sur le GR mais nous savons que la sempiternelle descente de fin de parcours sur Cublize et le Lac des Sapins sera longue pour atteindre le petit chalet loué au camping du Lac.

Arrivée au lieu-dit Le Cerisier où nous quittions le GR (13 heures 45 – 19,92 kms en 4h34).

La descente est longue et raide, ce qui nous laisse augurer une rude remontée pour le lendemain, longueur et raideur accentuées par le soleil qui tape.

La descente nous permet toutefois d'avoir un aperçu des fermes de la région et le paysage nous change des bois de la ligne de crête.



Nous arrivons finalement à Cublize, petite ville assez active, où nous faisons quelques courses avant d’atteindre finalement le Lac des Sapins, très fréquenté.



Bilan de cette quatrième étape 24 kms en 5h30.

Cinquième étape Cublize – Amplepuis (Rhône)

Dernière étape pour arriver au point ultime de notre route : la Gare d’Amplepuis qui nous ramènera vers Lyon puis Marseille en fin d’après-midi.

Retour sur le GR après une rude montée qui se présente heureusement en début de journée et première présence de chasseur avec flottant orange (Il est 9h40 – 4,19 kms en 55 mn).

C’est dimanche et le jour de l’ouverture de la chasse, pour notre dernier jour nous croisons donc pas mal de monde : chasseurs, motards et joggeurs.

Nouveau rappel : le chemin suit bien ligne de partage des eaux et encore présence du travail forestier au Col du Pilon (11 heures 46 – 12,50 kms en 3h).



Dernier déjeuner dans la nature, nous nous attardons pas vu que l’orage est annoncé et que le temps est vraiment changeant.

Nous quittons une dernière fois le GR au Giraudon pour descendre sur Amplepuis, ville où a été créée la machin à coudre moderne, que nous traversons avant d’attendre notre train.



Bilan de cette cinquième étape 22,58 kms en 5h50.

Difficile de résumer en quelques lignes et photos cinq jours de marche mais je peux dire que le bilan de ces quelques jours de randonnées est plus que positif, pour une première expérience, nous n’avons qu’une envie celle de recommencer au plus vite sur une semaine entière si possible dès le printemps.





 

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Le Jardin de Magalone (Marseille) - le dimanche 4 septembre 2011-

Par montevideo - 04-09-2011 18:45:32 - 2 commentaires

 

Le Jardin de Magalone (Marseille) - le dimanche 4 septembre 2011-

La découverte commence souvent au bout de la rue ou à peine plus loin.

Dernier dimanche des vacances avant la rentrée scolaire, événement important pour la famille à défaut de l'être beaucoup pour moi puisque j'ai pris une semaine de vacances fin juin et que j'ai la chance de repartir pour une petite semaine de randonnée dès la semaine prochaine.

Après une belle pluie, le soleil rayonne à nouveau sur Marseille.

J'ai l'idée d'aller faire un tour pas trop loin histoire de s'aérer en famille au Jardin de Magalone, jardin public, dont j'ai découvert l'existence au cours d'un des nombreux trajets faits pour aller aux Baumettes (la prison).

Je jette un petit coup d’œil sur Internet pour la localisation exacte : à deux pas du Stade Vélodrome en face de l'immeuble de Le Corbusier.

Notre ami Google m'apprends déjà qu'il s'agit d'un jardin public pas très grand avec une grande bastide et des fontaines et bassins.

Voilà l'histoire de ce lieu : le jardin de la Magalone, d’une superficie d’1,4 hectare, est constitué d’une bastide du XVIIIème siècle, inscrite à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques, et d’un jardin d’inspiration classique.

Commencée à la fin du XVIIème siècle, la construction de la bastide est reprise en 1713, sur des plans souvent attribués à Pierre Puget, par les frères Magalon, négociants armateurs qui lui donnent leur nom, mais s’en séparent avant même que la bastide ne soit terminée.

Les propriétaires se succèdent, transformant le domaine qui, en 1890, s’étend sur une douzaine d’hectares, et englobe les terrains sur lesquels ont été réalisés notamment le boulevard Michelet et la Cité Radieuse.

Racheté par la Ville de Marseille à la fin des années 1980, le Jardin de la Magalone est aujourd’hui ouvert au public. La bastide, quant à elle, abrite la Cité de la musique, qui organise concerts et conférences dans les salons et le jardin.


La Bastide



Une des fontaines, celle-ci représente le Rhône



Une petite chapelle









Quelques arbres au hasard de la promenade, je me lasse jamais des arbres c'est mon côté rural qui ressort.





La Cité Radieuse de le Corbusier qui se trouve juste en face de l'autre côté du Boulevard Michelet

Une charmante petite balade et encore une découverte pour moi qui habite pourtant Marseille depuis 7 ans, nul besoin d'aller très loin pour faire une découverte aussi modeste soit-elle.

 

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Rando Le Saix (Hautes Alpes) 28-08-2011

Par montevideo - 01-09-2011 17:55:39 - 5 commentaires

La boucle de Clausonne

 

Deuxième randonnée du week-end, dimanche 28-08-2011.


Notre choix s’est finalement portée sur cette randonnée se trouvant dans le TopoGuide de la FFRando « les Pays du Buëch … à pied » PR 42 annoncée pour 9,5 kms et 3 heures 30.

Direction Le Saix au sud de Veynes (Hautes Alpes).

Départ de la randonnée tout au bout du village, là où s’arrête la route.

Passage dans un défilé assez encaissé causé par l’érosion qui va faire disjoncter mon GPS qui indiquera une vitesse au kilomètre proche de 12 kms/h.


 On peut voir les effets toujours curieux de l’érosion en passant.



 

 

Ensuite une longue montée dans des gorges assez encaissées avec passage à proximité du Fai, gite d’étape aux nombreuses curiosités.


 


Etonnante également sa corne acoustique.


Le paysage des gorges est pittoresque, un endroit où l’on n’aura vu personne, un silence simplement troublé par le bruit des nombreuses cascades rencontrées en chemin.

 



 Après être passés sur un petit pont, changement total de décor juste en arrivant aux ruines de l’abbaye de Clausonne situées dans un site vraiment isolé.


On débouche, toujours en montant, dans un paysage plus alpin d’alpage peuplé de vaches.

 

 

On redescend progressivement sur un petit sentier un peu trop aérien pour moi puis dans d’agréables sous bois avant d’arriver dans un paysage assez lunaire.

 

 

La descente se poursuit encore, on enjambe un dernier petit torrent avant d’arriver dans le village de Le Saix et son église à la forme inhabituelle.

 


 

Une randonnée très variée assez physique en raison de la longue montée puis de la longue descente.

 

 

 

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Reconnaissance Marseille-Cassis

Par montevideo - 28-08-2009 16:16:10 - 1 commentaire

Reconnaissance Marseille-Cassis

Mercredi 26 août 2009

Vu que je suis en forme en ce moment, que j'ai du temps au boulot et que la prochaine course n'est que dans 10 jours, je décide de faire une reconnaissance de la Gineste pour voir où j'en suis.

Levé à 6 heures pour un début un peu avant l'Obélisque de Mazargues à 6 heures 40.

N'ayant pas de chrono ni de GPS, j'ai vu sur mappy qu'à la louche de l'obélisque à la gineste il y a 7.5 kms soit 15 kms aller-retour.

Le temps est lourd mais malheureusement il ne pleuvra pas.

Je suis un peu dans le pâté au début à cause de l'horaire assez matinal.

La montée commence et je ne me souvenais plus (depuis 2006 et la seule et unique fois où j'ai monté la gineste à pied), que bien avant la montée çà monte déjà !

Il y a pas mal de circulation et je reste bien au bord, l'avantage c'est que je suis le seul coureur (je croiserai bien 3 autres coureurs mais quand je redescendrai en sens inverse).

Sur la montée de la Gineste je suis bien sans trop forcer mais sans avoir non plus un tempo de fou.

On a l'impression plusieurs fois d'être arrivé mais ce n'est pas le cas : çà m'avait déjà fait çà en 2006.

Finalement j'arrête le seul chrono celui de mon portable qui m'indique à peu prés 45.00 de course avant que mon téléphone s'éteigne faute de baterie .

BOn après 5 mn de pause j'entame la descente qui se fait facilement, je suis pas vraiment fatigué.

Je me perds en calcul. Sachant qu'en 2006 je suis passé en haut en 1 heure et que là il me manque la portion vélodrôme - obélisque soit 2.5 kms à la louuche encore je me dis que j'ai pas gagné plus de 5 mn depuis 3 ans sur cette portion.

Si on ajoute l'absence d'autres coureurs et la relative fraicheur pour ne pas avoir fait +2.5 kms avant la montée je me dis que finalement je suis à peu près comme en 2006.

Mon objectif de boucler la montée en 50 mn me parait dur à tenir.

Rentré à la maison je regarde le calculateur d'allure (c'est bien foutu ce truc) sur le site de la course et si je veux en terminer en 1h35-1h40, il faut que je monte en 50 mn.

Bilan de cette course matinale de bonnes sensations sur un parcours peu habituel pour moi qui courre toujours en rond à Marseille ou Ventabren et du plaisir à faire cette montée, pour le chrono on verra le jour j, il y a tellement de paramêtres qu'il vaut mieux ne pas trop réfléchir.

 

 

 

 

 

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